Bilan du plan de dispersion :

  • Une bataille juridique interminable et les deniers publics dépensés inutilement: on estime +- 1.200.000 € en frais d ' avocat et 725.000 € en astreintes pour que l ' Etat défende le plan de dispersion indéfendable contre plus de 25 procès qu ' il perd tour à tour.
  • Plus de 1.200.000 plaintes déposées chez le Mediateur de l'aéroport de Bruxelles National depuis le début du plan de dispersion.
  • Les droits à la vie de famille, à la santé et à l ' utilisation normale de son habitation sont bafoués.
  • Une augmentation inutile du nombre de personnes exposées au bruit.
  • Une opposition entre les citoyens au Nord de Bruxelles et tous les autres.
  • Le constat inévitable que disperser uniformément est techniquement impossible.
  • L ' avenir de l ' aéroport de Bruxelles est sérieusement compromis.
  • Le cadastre de bruit PREALABLE a plan de dispersion comme prévu dans la déclaration gouvernementale n ' est pas réalisé.
  • La sécurité des vols est compromise en ce sens que pour disperser on diminue la sécurité en multipliant les croisements d'avions au sol et en l'air, la sécurité optimale n'est plus le principe d'application.
  • Les perdants : l ' Oostrand qui a reçu les vols que le Noordrand avait depuis plus de 50 ans, la région de Bruxelles sommée de supprimer ses règles de protection de ses habitants contre les nuisances sonores excessives, l ' Oostkant qui reçoit des décollages de la piste 07 alors que précédemment, il n ' en avait jamais eu.
  • Le problème n ' est finalement toujours pas solutionné parce que les politiques n ' ont toujours pas pris le problème à bras-le-corps.

Donc : un échec politique et technique total, sauf pour le Noordrand où habite Bert Anciaux

Raisons de l'absurdité du plan de dispersion :

  • De la même façon qu'on ne jette pas ses déchets ménagers un peu partout dans la rue, de la même manière, on ne saupoudre pas de bruit toute une région, ce qui rend impossible le traitement de ce bruit.
  • La réalité a montré depuis 2003 qu ' il est impossible d ' avoir un équilibre entre les zones. Il y a six zones et donc chacune devrait avoir 16,6 % des nuisances. Si les vents tournaient dans tous les sens on pourrait imaginer un tel système de dispersion. Or, les vents dominants sont toujours du Sud-Ouest, ce qui rend la dispersion impossible. Raison pour laquelle depuis la construction de l ' aéroport les avions, de manière préférentielle, décollent de la piste 25 droite et atterrissent sur la 25 gauche.
  • Le moyen utilisé afin de disperser les vols, compte tenu de la configuration des pistes et des vents dominants, a été de diminuer les critères de sécurité optimale. Entre autres choses, pour décoller de la piste 20, on atterrit la plupart du temps en piste 25. Ces pistes se croisent au sol. N ' importe qui comprendra le danger de pareille situation alors que la configuration ayant prévalu pendant plus de 50 ans était d ' atterrir et décoller sur des pistes parallèles : les deux pistes 25 gauche et droite !
  • Le seul moteur ayant gouverné ce plan est un moteur purement politique et allant à l ' encontre des recommandations techniques comme le montre le rapport des experts internationaux « AAC » commandé par la BIAC.

Réponses aux fausses idées répandues à propos du plan de dispersion :

« Ils savaient quand même bien quand ils sont allés habiter à côté de l ' aéroport qu ' ils auraient des avions. »

  • Beaucoup d ' habitants habitaient depuis longtemps à cet endroit, souvent ils ont hérité de la maison de leurs parents. Ils y sont restés sachant que les vols étaient stables depuis plus de 50 ans. Parfois même ils habitaient déjà là AVANT que l ' aéroport n ' existe. Personne ne pouvait imaginer que ces vols allaient être détournés chez eux puisque depuis le début de cet aéroport ils n ' ont ,en toute logique jamais eu ces vols.

« Le ministre de la Mobilité Landuyt doit sûrement avoir raison : il a juré fidélité au Roi et aux Lois du peuple belge   »

  • Le ministre Landuyt ne respecte pas les décisions de la Justice. A titre d ' exemple, il a fallu aller trois fois devant le Conseil d ' Etat pour lui interdire prendre des décisions illégales: décider que les avions doivent décoller le samedi par la piste 20 pour décharger le Noordrand. Par trois fois, il a persisté à ne pas respecter ces décisions. Le Gouvernement tout entier l ' a d ' ailleurs laissé bafouer ces décisions avec sa bénédiction la plus totale.

« Ils ont acheté ces terrains à bas prix parce que ces terrains sont tout près de l ' aéroport  »

  • Avant le plan de dispersion, et aujourd ' hui encore Wezembeek, Kraaineem et Woluwé-Saint-Pierre appartenaient au top 10 des communes où le prix du terrain au mètre carré est le plus élevé ! C ' est donc totalement faux pour ces communes, il n ' y a ni plus value ni perte de valeur des terrains. Par contre du côté du Noordrand, là où habite Bert Anciaux, certains espèrent sans doute une augmentation du prix au mètre carré, compte tenu de la diminution du nombre de survols.

«  L' Oostrand n ' est habité que par des riches francophones qui ont bien mérité cela »

  • L ' Oostrand est habité par de nombreux citoyens plus riches ou plus modestes, francophones ou néerlandophones. Personne ne mérite qu ' un ministre vous harcèle que ce soit par des enquêtes policières abusives ou par des survols intempestifs et injustifiés, quelque soit son appartenance ethnique, sa race, sa religion ou sa langue.

« Bruxelles devrait aussi prendre sa part de nuisances »

« La semaine l ' Oostrand n ' a pas de vols.  »

« Les vols sont encore et toujours concentrés sur le Noordrand »

  • C'est faux ! Seuls les survols sont encore et toujours concentrés sur Diegem et Haren , ce qui a toujours été le cas depuis la construction de l'aéroport. Les habitants de ces communes sont d'ailleurs venu s'y installer en connaissance de cause. Le Noordrand par contre, càd les Communes de Meise, Grimbergen, Vilvoorde et Wemmel, bénéficiaient au contraire avant le plan de dispersion d'une dispersion des survols par quatre routes. Le plan de dispersion par les pistes a rompu l'équilibre fragile qui existait entre Noordrand et Oostrand au détriment de l'Oostrand survolé depuis systématiquement tous les WE par des survols à basse altitude au départ de la piste secondaire 20 plus courte et moins sûre.

« Il suffit d ' isoler les maison pour solutionner le problème »

  • Les riverains n ' avaient pas ces avions auparavant. Ils ne veulent pas vivre comme des poissons rouges dans un bocal isolé. Ils veulent vivre comme avant le plan de dispersion.

« Les associations de défense des riverains vont nuire à l ' aéroport et avec cela toute l ' activité économique et les emplois autour de cet aéroport. »

  • Rien n ' est plus faux: avant le plan de dispersion, , l ' aéroport fonctionnait de manière rentable. La preuve ? Une entreprise australienne l ' a racheté au moment de sa privatisation. Les riverains combattent le plan de dispersion, ils ne combattent pas l ' aéroport . Depuis, il n ' y a plus que 255.000 mouvements par an. Et pourtant les plaintes n ' ont jamais été aussi importantes : 450.000 plaintes pour 2006 alors qu ' il y en avait à peine un millier en 2002 ! Ce sont les ministres SPA SPIRIT Anciaux et Landuyt qui détruisent l ' activité économique et donc les emplois !

« Il n ' y a que la solution de la dispersion pour permettre à l ' aéroport d ' encore exister  »

  • Avant le plan de dispersion d ' Anciaux, il n ' y avait des plaintes pratiquement que pour les vols de nuit. Tout le monde savait que cet aéroport et ses nuisances existait. Depuis que la MInistre Durant a fait supprimer les vols des avions hushkittés et instauré les Quota Counts, la situation de nuit s'est largement améliorée. Les vols de nuit (18.000 par an sur plus de 250.000 vols) ne sont pas indispensables à la vie économique de l'aéroport et doivent être supprimés à terme : notre aéroport est trop près de la ville que pour pouvoir sainement supporter des vol de nuit.

« Les Ministres savent ce qu ' ils font, il faut leur faire confiance »

  • Depuis l ' existence de l ' aéroport, aucun ministre, aucun gouvernement n ' a eu le sens suffisamment aigu des responsabilités que pour traiter ce projet de développement de l ' aéroport en bon père de famille. Aucun ne s ' est entouré d'experts afin de faire des études sérieuses d ' impact comme l ' exige la Directive 85/337 de la Communauté Européenne. Le plan START en est encore un bon exemple. Le résulta est qu ' on construit encore des logements aujourd ' hui à Diegem en bout de piste ou à Zaventem à quelques mètres des murs antibruit!!

« Les riverains rouspètent mais ne proposent jamais de solution concrète»

  • Ce sont les politiques qui ont changé les conditions d ' utilisation de cet aéroport. Les riverains n ' ont rien demandé, en plus ils ne sont pas techniciens et n ' ont pas la prétention , comme certains apprentis sorciers politiques, de trouver des solutions. Ils préfèrent laisser le soin aux vrais techniciens indépendants de toute influence politique de trouver des solutions où la sécurité optimale est garantie.

« Le décret bruxellois contre le bruit empêche l ' aéroport de survivre »

  • Ce décret prévoit des normes largement en dessous des normes fixées par l ' OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Elles ne sont contraignantes que pour environ 4 % des vols, ceux effectués avec de vieux avions ou ceux opérés avec des avions surchargés de fret qui ne parviennent pas à prendre de l ' altitude.

« Depuis le jugement de la Cour d ' Appel de juin 2003 obligeant le gouvernement disperser les vols, il n ' y a plus d ' autre solution »

  • Ce jugement a été cassé en Cour de Cassation. Il est donc invalidé. Il n ' y a donc plus d ' obligation de l ' appliquer.

 

Contact : info@plandedispersion.be